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comprendre les tarifs d'un freelance

Vous vous demandez pourquoi mes prix vous paraissent trop élevés ? Laissez-moi vous expliquer !
J’ai fait d’une de mes passions mon métier, je l’exerce donc pour en vivre et pour faire perdurer cette activité sereinement.
A la fin de cet article vous ne direz plus que c’est trop cher.

mon travail

Tout d’abord je vais détailler en quoi consiste mon travail. Le travail d’un graphiste n’est pas juste de vendre « un dessin ». Il y a énormément d’étapes pour en arriver au résultat final.

le travail préparatoire a la réalisation

Lors de cette première phase on y trouve l’étape de recherche :
Après l’analyse du brief client et la réalisation d’une veille concurrentielle viens la recherche de couleurs, d’ambiances, de typographies, de photographies, des différent éléments graphiques nécessaire.
Selon l’ampleur du projet ce travail peut demander énormément de temps. C’est le fameux MoodBoard qui permet de partir sur de bonnes bases pour votre projet.

Suite aux recherches viennent les croquis, c’est cette étape qui prend du temps et qui demande de l’imagination. Je commence à faire émerger des idées, des concepts, des formes. Expérimenter des couleurs, des typographies. Réaliser numériquement les idées les plus prometteuses dans le but de les présenter. Voir ce qui fonctionne ou non. Les propositions qui vous sont faite sont donc le fruit d’un cheminement de plusieurs étapes.

le temps passé

Le travail du graphiste ne se résume pas à la réalisation d’éléments graphiques.

Les rendez-vous client font partie de ce travail, qu’ils soient par téléphone ou visioconférence, ils permettent de bien définir les besoins du client. (Entre 30min et 1h) 

La rédaction des devis et des factures.
Je ne suis pas seulement graphiste mais surtout entrepreneuse. La gestion administrative d’une entreprise demande la aussi quelques heures de travail ! 
Avant tout projet je vous soumet une offre tarifaire, je dois donc rédiger un devis. Je vais donc devoir estimer le temps que je vais consacrée à ce projet. Il ne faut pas oublier que je vais également devoir rédiger une cession des droits en fonction de la diffusion que vous souhaitez.
Et enfin s’ajoute l’émission, l’envoie des factures d’acompte et de solde.

Les allers-retours. C’est à cette étape que je vous soumets une ou des propositions en accord avec votre projet. C’est également à ce moment que je modifie, apporte des corrections en fonction de votre retour. Chaque changement entraîne une nouvelle phase de travail mais aussi selon les changements une nouvelle phase de réflexion et de recherches.
Ces nombres d’allers-retours est limité et est stipulé dans le devis. Des modifications supplémentaires modifient le temps passé et donc font l’objet d’un devis et d’une facture supplémentaire.
Les allers-retours, en fonction de leur nombre, ont donc un impact sur mes tarifs.

Les échanges « gestion de projet ». Au cours d’un projet, de nombreux échangent auront lieux, les questions de moi à vous ou de vous à moi vont demander du temps. Et ce, peu importe le moyen de communication (téléphone, mail, visioconférence etc…) Ces temps font parti à part entière d’un projet et sont donc inclus dans mes tarifs.

La création. Le cœur de mon métier ! Les temps de conception, d’exécution que prennent les projets ! Ce temps fluctue en fonction de la nature du projet. La complexité et les éléments nécessaires influe donc le tarif.

La préparation des fichiers.
Une fois le travail fini, et après votre validation, il reste une étape cruciale qui peux prendre plusieurs heures ! 
La préparation des fichiers destinés à l’impression, les différents formats nécessaires etc…

les coûts de mon entreprise

Une grande partie de mes revenus servent à payer les impôts, les cotisations, les frais professionnels et à créer une trésorerie.
Vous allez donc comprendre pourquoi les tarifs sont pratiqué et pourquoi ils ne sont pas si élevés que ça, malgré les apparences !

Je suis à la fois graphiste mais aussi gérante d’une entreprise avec tous les frais que cela engendre. Le chiffre d’affaire de mon entreprise n’est pas mon salaire.
J’ai en moyenne 34 % de mon chiffre d’affaire qui part en charges d’entreprise.
S’ajoute à cela d’autres charges.

les charges fixes

Les frais professionnels :
-Les frais de fonctionnement mensuel de l’entreprise (environ 25% du CA). La communication, la formation, les serveurs, la banque, les assurances.
-Les frais matériel (ordinateur, mobilier, papeterie, les abonnements : suite Adobe, logiciel, téléphone, internet).

La Cotisation Foncières des Entreprises.
Son montant varie selon le chiffre d’affaire mais aussi la valeur locative du bien occupé pour l’activité. (Entre 200 et 2200€).

le temps non-facturable

Être freelance c’est aussi prospecter, gérer sa comptabilité, développer son activité. Ces tâches sont quotidiennes et pourtant elles ne sont pas rémunérées, contrairement à un salarié qui est payé chaque jour de l’année et même pendant ses congés !
En parlant de congés, il ne faut pas oublier de prendre en compte les vacances ! Durant cette période je ne gagnerais pas d’argent, je dois donc pouvoir disposer d’une avance de trésorerie pour gérer mes départs en congés sereinement.
Contrairement à un salarié je n’ai pas de congés payés, pas d’assurance chômage, pas d’indemnité licenciement, pas de prime de précarité.

Multiplier mon tarif journalier par 30 jours pour retrouver un semblant de salaire n’a aucun sens, je vous explique pourquoi.

A raison de 5 jours par semaine travaillé, soit 250 jours par ans. Je soustrais mes 25 jours de congés annuels, ainsi que 5 jours de maladies. Je travaillerais donc 220 jours par an. En moyenne seulement 60% des jours sont facturés soit 132 jours uniquement, le reste fait parti du temps non facturable mais nécessaire au fonctionnement de l’entreprise.
Par exemple : si on part sur la moyenne d’un salaire de cadre français de 4000€ brut (APEC), soit 48 000€/an. Cela nous donne 48 000 / 132 = 363€/ jour. Soit 52€/h.

 

ATTENTION : si vous avez tout suivi, cela ne signifie pas que dans l’exemple je touche 363€ dans ma poche par jour ! Il va falloir soustraire toutes les charges fixes et variables !

la valeur ajoutée

En tant que graphiste freelance, il y a une valeur ajoutée. Il y a la partie conseils mais aussi le sur-mesure de la prestation, votre logo sera unique et correspondra à vos besoins. « Le pas cher » ce n’est pas du sur-mesure. Si vous souhaitez vous démarquer et que votre communication reflète vos valeurs, privilégiez le sur-mesure.
L’expérience et la situation géographique fait également varier le tarif d’un graphiste freelance.

pour finir

Un graphiste ne doit donc pas fixer le prix en fonction du client mais en fonction de la valeur de son travail et des charges de son entreprise.
Le métier de graphiste est un métier qui demande de nombreuses heures de travail. L’enveloppe communication est à prévoir dans son budget comme n’importe qu’elle autre partie.

A titre d’exemple un serrurier ou un garagiste facturent 70€/h, un comptable 90€/h. De plus vous ne demandez jamais au boulanger de justifier le prix de ses viennoiseries !